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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 08:41
Voici un extrait d'un article écrit par A.C. Husson-Traoré intitulé "Les marchés financiers donnent-ils sa vraie valeur à l’eau ?"et paru au mois de Mars sur Novéthic qui fait le point sur ce secteur d'activité que l'on retrouve dans de nombreux fonds estampillés Développement durable.  

Bien indispensable à la vie mais voué à une rareté croissante, l’eau est aussi une thématique financière. Sur le modèle des fonds verts, il existe des fonds eau qui s’efforcent de rassembler, les entreprises susceptibles de transporter ou dépolluer l’eau…Pas toujours aussi performants et beaucoup moins nombreux que les fonds thématiques sur les énergies nouvelles, ils offrent, selon leurs promoteurs, de vraies promesses.


«L’eau n’est pas que précieuse, elle a de la valeur». Les concepteurs du fonds eau de Crédit Agricole Asset Management (CAAM) ont une rhétorique de présentation de leur produit «Aqua Global» plutôt complexe. Destinée à convaincre les investisseurs potentiels des «opportunités» que présente ce type de placements, elle doit éviter une posture cynique, insouciante des drames qu’engendre le manque d’eau ou le seul accès à une eau polluée. L’équation est la suivante: l’eau est de plus en plus rare, son prix augmente constamment, tout comme les besoins en investissements pour amener et distribuer de l’eau potable aux populations. Les dépenses nécessaires pour construire les infrastructures indispensables ou rénover celles qui existent sont si importantes que le secteur public peut difficilement les assumer seul.

Quelques chiffres pour illustrer ces propos : un marché global estimé à 365 milliards de dollars, un taux de croissance des besoins en eau en augmentation de 1325 % dans la zone Asie Pacifique et de 100 % en Europe de l’Ouest, entre 2000 et 2015 mais aussi 40 % de perte en eau sur le réseau de distribution londonienne.

Toutes ces données ont conduit les créateurs d’Aqua Global à rassembler dans ce fonds dédié qui existe depuis un an, des entreprises qui pour 80 % d’entre elles sont des services publics et biens d’équipement. CAAM souhaite qu’une partie significative du chiffre d’affaires soit réalisé directement sur des activités liées à l’eau (au moins 25 %). Pour Antoine Sorange, gérant du fonds : «C’est ce qui nous différencie de fonds concurrents. Nous avons même atteint aujourd’hui le cap de 67 % des revenus des entreprises de notre portefeuille liés au thème de l’eau. Cela fait de notre fonds un «pur thématique». Il ajoute:«Nous avons un autre atout: notre grille d’évaluation intégrant des critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance).Nous regardons par exemple la politique des entreprises sur la corruption et nous excluons le secteur de l’eau en bouteille pour des raisons éthiques et environnementales. Les bouteilles d’eau minérale sont trop chères pour être une solution de masse dans les pays émergents, et la fabrication et le recyclage des bouteilles ont un impact environnemental problématique


Chez Pictet, société de gestion suisse qui a lancé le premier fonds eau en 2000, on évoque les mêmes raisons fondamentales d’investir dans l’eau: demande en augmentation constante, ressources en voie de raréfaction et nécessité de perfectionner les recherches pour répondre aux besoins de dépollution de type nouveau.

Elle aussi attire les investisseurs en dressant un tableau plutôt inquiétant du «stress hydrique» de la planète mais intègre des vendeurs d’eau en bouteille comme Nestlé ou Danone. Philippe Rohner, son gérant, explique qu’il conçoit les métiers de l’eau comme ceux rassemblant les services capables de l’acheminer.  Il connaît sur le bout des doigts les diverses situations mondiales, sait que telle ville américaine utilise les mêmes canalisations pour amener l’eau potable et éteindre les incendies ou encore que toute l’eau indispensable pour faire tourner la base militaire de Guantanamo est exportée de la Floride vers Cuba. «Nous sommes des spécialistes de l’ISR» explique Hervé Thiard, responsable du marketing de Pictet «mais notre fonds eau intègre une gamme de fonds thématiques dont la particularité est d’être sur des secteurs de très long terme. Nos clients le classent naturellement dans la catégorie développement durable.»

Si les fonds eau proposés aux investisseurs français n’ont pas forcément de bénéfice environnemental direct, ils devraient en principe échapper au risque de «bulle verte». Cette menace financière pèse sur les fonds verts pour beaucoup de spécialistes, puisqu’ils sont  très souvent investis sur les même entreprises du solaire et de l’éolien, qui du coup ont des valorisations très supérieures à leurs actifs, matériels ou immatériels. A l’inverse, le «secteur» de l’eau est sous-évalué par le marché qui n’a pas encore assimilé la rareté de ce que les spécialistes ont d’ores et déjà baptisé «l’or bleu».

Des informations qui confirment que le secteur de l'eau est un secteur d'avenir et qu'il faut absolument soutenir !
Là-aussi, parions que ce soutien à ce secteur, fasse du bien à la planète tout en apportant des bénéfices aux investisseurs sur le très long terme !

Voici les performances constatées sur le fond Pictet :

 

Nom du fonds

Notation
Morningstar
TM

Performances

01/01

1 an

2 ans

3 ans

5 ans

LU0104884860
Pictet Fund - Water P Cap (EUR)

 

-6.93

-12.40

10.20

33.93

98.71

Source : Avenir Finance (17/06/2008)

Les performances du passé ne préjugent pas des résulats à venir ! 


Plus d'infos sur novethic :

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